Bien des Cassandres ont commencé à se lamenter au soir de la défaite des Bleus au Parc des Princes contre l'étonnante Tartan Army écossaise (0-1), prophétisant avec amertume un échec cuisant à venir pour la sélection, voire une non qualification pure et simple sur le fil de novembre, comme au bon vieux temps du France-Bulgarie de 1993. Pourtant, à bien y regarder, et malgré l'avantage de 2 points détenus par les Ecossais (premiers du groupe avec 21 points) à l'heure actuelle, ce sont bien ces derniers qui auront la fin de parcours la plus difficile à négocier, et non les français (troisièmes avec 19 points). La situation est donc loin d'être deséspérée. Car, en effet, pendant que les hommes de Raymond Domenech recevront les Iles Féroées et l'abordable Lituanie en Octobre, les grognards du sélectionneur Alex Mcleish devront trouver la faille à Glasgow contre l'Ukraine, toujours diffile à manoeuvrer, avant d'effectuer un voyage risqué à Tbilissi pour y rencontrer la déroutante équipe de Géorgie (qui aura tout de même inscrit la bagatelle de 14 buts en 9 matchs!). Après quoi les écossais auront encore à recevoir une Squadra Azzura regonflée à bloc après son succès en Ukraine (1-2) et son nul contre la France à San Siro. Pas de quoi crier victoire à l'avance! En revanche, les Bleus, en soignant leur différence de buts contre les Féroïens et en vainquant les lituaniens, se doteraient d'un solide capital de 25 points. Ce avec la meilleure différence de buts générale du groupe. Il suffirait alors d'un match nul ou d'une victoire en Ukraine pour assurer la qualification. Souvenons nous: contre le Togo, les choses semblaient pareillement mal parties, et il avait finalement suffi aux bleux d'une deuxième mi temps efficace pour e sortir de l'ornière. Les bleus seraient alors probablement rejoints par les champions du monde italiens, qui accueilleront les "croisés" géorgiens de Klaus Toppmöller et les Îles Féroées pour terminer les éliminatoires (soit 26 points en ligne de mire). On imagine difficilement la formation de Donadoni échouer si près du but, de même qu'il n'apparait guère concevable que les champions du monde se présentent en victimes à Glasgow contre L'Ecosse. Les deux favoris "théoriques" du groupe B seront donc également les favoris "rééls" pour la qualification.