Guillaume Moullec a rejoint le premier le FCNA. L’ancien lorientais, qui peut jouer en défense ou au milieu, espère relever le prochain défi de sa carrière : aider les Canaris à remonter en L1.
Guillaume Moullec, pourquoi avoir choisi de quitter Lorient pour signer à Nantes, en Ligue 2 ? J’ai fait mon choix par rapport aux propositions qui m’étaient faites à ce moment-là. Malgré sa descente en L2, j’avais très envie de rejoindre ce club. La place du FC Nantes est en L1. L’objectif est clair, c’est la remontée. Je ne pense pas avoir pris de décision à la hâte. Seul l’avenir le dira, mais je crois que c’est une sage décision.
Pourquoi avoir décidé de changer de club alors que Lorient souhaitait vous conserver ? C’est notamment ce que nous avait confié le président, Alain Le Roch… Oui, mais tout s’est bien terminé à Lorient. Je garderai de très bonnes relations là-bas, autant avec les joueurs que les dirigeants ou les supporters. Mais si le FC Lorient souhaitait me conserver, c’était davantage dans l’optique d’être un joueur de complément. On ne comptait pas forcément sur moi pour engager la saison. J’ai ensuite eu cette opportunité de signer au FC Nantes et je l’ai saisie. Je retrouverai mes anciens partenaires en match amical le 14 juillet. Je les ai quittés très récemment. Ça me fera bizarre car, pour l’instant, j’ai du mal à me mettre en tête que je ne suis plus lorientais. C’est encore tout frais. C’est la vie de footballeur. Chacun fait son chemin. On est amené à affronter d’anciens partenaires.
Avez-vous pris des renseignements sur le FC Nantes auprès d’anciens Canaris ? On sait que vous êtes proche d’Hassan Ahamada… Oui, c’est vrai. Lui connaît très bien le FC Nantes pour y avoir été formé. Il connaît bien la « maison nantaise ». Je ne lui ai pas spécialement demandé d’informations sur le club. On a plutôt abordé les aspects extrasportifs. Il m’a affirmé que la vie était très agréable dans la région nantaise.
Vous êtes-vous déjà entretenu avec Michel Der Zakarian ? Oui. C’est même lui qui, le premier, est entré en contact avec moi. Il m’a demandé si je voulais rejoindre le FC Nantes, si le challenge de la remontée m’intéressait. J’ai répondu par l’affirmative. C’est le seul contact que j’ai eu avec l’entraîneur.
Au cours de cette discussion, avez-vous évoqué la descente aux enfers du FCNA ? Non, ce n’était pas trop l’objectif de notre entretien. C’était vraiment pour savoir si la perspective de jouer la remontée en L1 m’attirait, si j’étais partant pour cette aventure. Comme il m’a contacté juste avant la fin du championnat et que ça ne se passait pas très bien pour le club, ce n’était pas la peine de remuer le couteau dans la plaie.
« A Lorient, les conditions d’entraînement, c’est le gros point noir. »
Quel est le poste pour lequel le staff nantais vous a recruté ? On m’a fait venir pour jouer au milieu de terrain. L’année dernière et lors de la saison qui vient de s’achever, j’ai pas mal dépanné au poste de latéral à Lorient, que ce soit à gauche ou à droite, mais j’ai été formé au milieu. Je peux évoluer indifféremment d’un côté ou de l’autre. A Lorient, Christian Gourcuff m’a fait jouer en défense et je me suis mis au service de l’équipe.
Justement, vous avez fait connaissance de Michel Der Zakarian lors de votre passage à Montpellier… C’était effectivement mon coach en CFA. Ça s’était très bien passé à l’époque. Je ne l’ai pas côtoyé en professionnels, uniquement au centre de formation.
Le contexte nantais, entre les rumeurs de vente, la rétrogradation et un climat pesant ne vous inquiète-t-il pas ? Non, même si je n’ai pas vécu cette saison au c½ur du problème. Je ne me rends peut-être pas bien compte de tout ce qui s’est passé. J’ai vu ça de l’extérieur, comme beaucoup de personnes. Il devrait y avoir du changement. Nous, les joueurs, allons nous concentrer sur un seul objectif : la montée. Comme beaucoup, j’ai vu les images du public nantais qui manifestait sa colère en fin de saison. Les supporters n’étaient spécialement remontés contre les joueurs, mais plutôt contre les dirigeants.
Si vous descendez d’un étage dans la hiérarchie du football français, vous allez en revanche découvrir des infrastructures dignes de l’élite, contrairement à celles dont vous bénéficiiez à Lorient… C’est certain. A Lorient, on est parfois obligé de prendre les voitures pendant un quart d’heure pour traverser la ville et pouvoir courir ensuite sur le terrain synthétique ou tout simplement trouver un terrain d’entraînement convenable. A Lorient, les conditions d’entraînement, c’est le gros point noir. A la Jonelière, c’est complètement différent. Lorsque j’ai signé mon contrat lundi 28 mai, j’ai pu visiter le centre d’entraînement pour la première fois. Ça n’a rien à voir avec les conditions de travail de Lorient ! Quant au stade de la Beaujoire, j’en garde de bons souvenirs puisqu’on s’y est imposé cette saison avec le FC Lorient. Avec Montpellier, en revanche, ça ne nous a pas réussi car on n’a jamais gagné dans ce stade. A la Beaujoire, il y a toujours une belle ambiance, un bon public et j’espère que ce sera la même chose la saison prochaine.
Pour conclure, que retiendrez-vous de la saison qui vient de s’achever ? La vie du groupe lorientais. C’est ce qui nous a sauvés cette année. Le groupe vivait bien. Il y avait une bonne ambiance. C’était une bonne bande de potes. On a su mélanger le talent de certains joueurs à la combativité d’autres éléments. C’est grâce à ça que Lorient s’est maintenu.