Salomon Olembe présente un riche palmarès et une carrière aussi étonnante qu’atypique. «Petit Papa» se confie dans OMmag sur sa carrière, la sélection et ses performances dans le groupe d’Albert Emon. Extraits.
«Nantes a été une étape déterminante et prépondérante dans ma carrière. J’y ai remporté le championnat de France 2001, un moment inoubliable. Pour un joueur professionnel c’est un peu comme une récompense, l’accomplissement d’un rêve», se remémore le joueur olympien dans le dernier numéro d’OMmag . En 4 ans chez les canaris, il remporte également deux coupes de France et dispute la Ligue des Champions. Un très bon parcours nantais qui contraste forcément avec la situation actuelle du club breton. «Cela m’attriste car c’est un club auquel je suis très attaché. J’espère que Nantes va se maintenir. Quand on voit comment ils ont joué face à nous dernièrement (ndlr : OM 0 – 0 Nantes), on peut être confiant», déplore Salomon Olembe.
«Quand l’OM vous sollicite vous ne pouvez pas hésiter»
Après l’aventure nantaise, le Camerounais débarque sur la Canebière en 2001 : «Beaucoup se demandaient pour quelles raisons je quittais Nantes qui était alors champion. C’est très simple, quand un club tel que l’OM vous sollicite vous ne pouvez pas hésiter. Vous dites oui, tout simplement. Cela ne se refuse pas. C’est le club le plus prestigieux en France, avec le plus grand palmarès. Cela fait rêver». Le milieu défensif est cependant prêté à Leeds en 2003. «Cela a été une fantastique expérience, et ce à tous les niveaux. Humainement j’ai rencontré des personnes formidables, avec qui j’ai encore des contacts», raconte le Camerounais qui a tout particulièrement savouré l’ambiance des stades. «J’ai vu comment les Anglais travaillent au quotidien. Cela a été une déception au niveau des résultats car nous sommes descendus en deuxième division. Il y a eu des changements d’entraîneurs qui ne nous ont pas aidés. Le dernier voulait par exemple que l’équipe soit plus «anglaise», regrette-t-il. Salomon revient alors arpenter les chemins de la Commanderie : «Mon retour à Marseille n’a pas été évident. Je me suis toujours mis à la disposition des dirigeants et de mes différents coachs. J’ai appris à jouer un poste que je n’affectionnais pas particulièrement». Il jouait latéral droit, «alors que je me considère comme un milieu». Mais le Camerounais l’accepte : «Je voulais être utile à l’équipe. Ce n’était pas facile à gérer, mais avec le recul je me dis que cela a pu être bénéfique», se satisfait-t-il.
«Je suis un privilégié»
«J’ai quand même disputé beaucoup de rencontres avec Marseille, et ce, même dans les périodes difficiles». Il est vrai que le natif de Yaoundé a connu le succès très tôt dans sa carrière, mais il reste très lucide : «Je ne me suis pas rendu compte immédiatement de mon parcours, et pourtant il avait bien belle allure. Avec le recul, je me dis que mes petites périodes de disette m’ont permis de réaliser que j’avais accompli de belles choses. Le reste ? Ce sont des aléas du football. Je suis un privilégié. Je n’ai jamais eu de blessures importantes, je vis de ma passion». Dans son parcours Salomon n’oublie pas le Cameroun. Son drapeau, sa grande équipe nationale. «Cela signifie beaucoup car elle est très importante pour le pays. On est tout le temps en challenge par rapport au passé. Quand je suis arrivé en sélection, la référence c’était l’équipe de 1990. Il fallait donc faire aussi bien qu’eux. Ma génération a réussi en gagnant la CAN à deux reprises». L’année dernière, l’ex-Nantais est de nouveau prêté, cette fois au club qatari d’Al Rayyan. Mais il revient encore à Marseille, comme s’il ne pouvait se résoudre à quitter l’atmosphère bouillonnante du stade Vélodrome. «Dès mon retour du Qatar, le club a été très clair : j’avais jusqu’au 31 août pour trouver une nouvelle équipe, sinon je réintégrais le groupe pro début septembre. C’est ce qui s’est passé. De l’extérieur, les gens ont cru à un conflit mais c’était un arrangement consenti, c’était quelque chose de prévu», plaide-t-il. Rebelote, en début de saison. il ne joue pas mais s’accroche une nouvelle fois. «Albert Emon avais ses raisons et je n’avais pas à les juger. De son côté, il se doit de mettre en place la meilleure équipe possible. Je n’avais pas à discuter ses choix. Je les respectais, tout simplement. L’équipe était tout simplement meilleure sans moi», soutient Salomon qui joue alors avec la CFA2.
«Si on m’avait dit que je serais titulaire contre Lyon…»
«En jouant avec la réserve, j’ai pu garder la forme et répéter mes gammes. Dans une équipe il faut être écouté mais il faut aussi savoir écouter les autres. C’est un lien mutuel. Cette période m’a permis de découvrir de nouvelles facettes de mon mental», souligne le joueur. Un mental de champion qui donne au Camerounais l’opportunité d’être titulaire lors du huitième de finale de coupe de France face à Lyon. «C’est incroyable. Si on m’avait dit que j’allais être titulaire… C’était une belle récompense. J’ai travaillé dur et j’ai retrouvé le groupe pro. Désormais je fais partie des plans de l’entraîneur comme tous les autres joueurs. C’est formidable», savoure-t-il. Et s’il savoure ce match, «Petit Papa», comme on le surnomme au Cameroun, entend bien croquer la fin de l’exercice 2006-2007 à pleines dents : «Notre fin de saison va être extraordinaire à vivre. Nous allons jouer contre des concurrents directs, il va falloir enchaîner. Je dis souvent qu’une saison ne se joue pas sur un match, mais sur des détails». En tout cas, une chose est sûre Salomon a confiance en l’équipe pour accrocher cette fameuse troisième place. «Nous avons suffisamment de bons joueurs pour réaliser nos objectifs. La qualification pour la Champion’s League, moi j’y crois et je suis sûr que l’on va y parvenir».
L'amour du maillot n'existe que si le chèque a suffisement de zéros!
Depuis Nantes, je le pensais disparu... Il aurait pu aller à la Juve s'il avait écouter mais il en a fait qu'à sa tête et voila le résultat, il joue souvent en CFA...
L'OM en 1/4 de la Gambardella Le 25/03/2007 à 17:36
C'est fait ! Les jeunes Olympiens ont réussi leur match et se sont imposés 2-1 sur la pelouse de Valence en 1/8 de finale de coupe Gambardella et accèdent donc au 1/4. Les buteurs phocéens se nomment Ayew qui a égalisé de la tête et Pape Fall qui a marqué le but victorieux. Bravo aux "minots" !
Et oui marseille aussi a un centre de formations.
L'amour du maillot n'existe que si le chèque a suffisement de zéros!
Ouai moi je suis sur qu'il va etre titulaire mercredi face a l'autriche mais tout de facon après 3 saisons en ligues 1 il connait la pression surtout a l'om.