Dans les colonnes de La Provence de ce lundi, Djibril Cissé s'est exprimé quant à son actuel convalescence après sa fracture tibia-péroné contractée contre la Chine avant la Coupe du Monde. Dans le quotidien, il exprime sa confiance en son rétablissement total.
«Les examens de densimétrie réalisés dernièrement démontrent que je suis encore plus solide. Il n'y a aucune fragilité osseuse comme j'ai pu le lire ou l'entendre. Je vais revenir tout neuf, avec les qualités qui étaient les miennes à 18 ans, plein de jus et d'envie. Je serai comme une voiture qui sort du garage, immatriculée en WW13.»
Valbuena prend son mal en patience Le jeune milieu olympien Mathieu Valbuena s'est cassé la cheville il y a un mois. Sur RMC Info, l'ancien joueur de Libourne St Seurin est revenu sur sa blessure, sa rééducation et son ambition avec l'OM.
Une blessure au mauvais moment
Blessé juste avant la première journée de ligue 1, après avoir laissé entrevoir de très belles dispositions, Mathieu Valbuena ronge son frein et espère être bientôt sur pied pour revêtir le maillot olympien qu'il avait porté lors des matchs amicaux : "Je commence à faire de la rééducation car j'ai 45 jours d'immobilisation de ma cheville. Là, cela fait 4 semaines. Je suis bien, c'est en bonne évolution."
C'est à l'entraînement que l'ancien joueur de Libourne St Seurin s'est cassé la cheville : "C'est ma plus grosse blessure depuis que je joue au foot. Je suis arrivé à Marseille et je me sentais très bien avec une bonne préparation et cela est arrivé jute avant de faire mon baptême en Ligue 1, c'est frustrant. La première semaine à été dure moralement. De toute façon dans une carrière de footballeur, il y a des hauts et des bas, il y a des blessures."
Révélé en National
Comme un certain Franck Ribéry, c'est en National que le talent de Valbuena s'est révélé : "Je suis passé par les Girondins de Bordeaux, mon club formateur, où je n'ai pas pu percer. Je me suis retrouvé en National à Libourne, dans un championnat compliqué. J'y ai fait deux saisons, j'ai pu m'y aguerrir."
Le petit milieu de terrain olympien (Valbuena mesure 1m67) avoue qu'il a eu beaucoup de propositions pendant le mercato d'été mais que sa préférence est allée vers l'OM : "J'avais des propositions de clubs de ligue 1 et je me sentais capable, je me sentais mature pour évoluer dans un groupe professionel de Ligue 1. Maintenant c'est à moi de bosser et de prouver. Sans travail on arrive à rien. Je suis conscient du travail qu'il y a à faire mais ça ne me fait pas peur. Je suis très content d'être à Marseille."
Des espoirs à confirmer
Valbuena est conscient que cela ne sera pas simple d'arriver à être titulaire à l'OM mais il demeure motivé : "Je n'aime pas la facilité. Je sais qu'à Marseille c'est compliqué de gagner sa place parce qu’il y a du monde. J'ai choisi ce club car il reste un grand club."
Dans quelques semaines, Albert Emon, l'entraîneur de l'OM, aura une nouvelle corde à son arc dans son effectif, un joueur qui n'a peur de rien : "J'aime la concurrence car elle fait progresser, j'ai envie de faire de grandes choses car il y a de grands joueurs ici."
L'amour du maillot n'existe que si le chèque a suffisement de zéros!
Ovationné par le Stade de France lors de sa sortie en fin de match face à l'Italie mercredi (3-1), Franck Ribéry s'apprête à vivre une soirée bien plus délicate dimanche soir au Parc des Princes face au PSG. «J'accepterai la réception qui me sera faite dans ce stade» avait affirmé le milieu offensif marseillais lors d'un point presse à Clairefontaine, voici quelques jours, ajoutant même : «C'est normal, je joue à Marseille. Même si les spectateurs du PSG aiment l'équipe de France, je suis joueur de l'OM... On sait comment ça se passe entre les deux équipes. Il y aura beaucoup de tension».
Dans une interview accordée au site officiel de l'OM, le milieu offensif se montre confiant concernant les capacités de son équipe, mais reste prudent. «Il y aura en face une très bonne équipe parisienne même si pour l'instant, elle ne compte que quatre points en championnat. Il y a de nombreux joueurs de qualité à Paris...» a-t-il avoué, tout en confirmant que l'équipe phocéenne, offensive depuis le début de la saison, ira bien au Parc des Princes «pour gagner».
L'amour du maillot n'existe que si le chèque a suffisement de zéros!
Une enquête préliminaire portant sur des faits d'abus de biens sociaux, complicité et recel, et faux et usage de faux a été ouverte au mois d'avril par le parquet de Marseille, concernant le transfert de Lorik Cana du PSG à l'OM en août 2005 a indiqué vendredi une source judiciaire. Le quotidien La Provence affirme que la police s'intéresse à des versements de commissions occultes à un proche du joueur.
«Une société intermédiaire dénommée USM et basée à Sophia-Antipolis dans les Alpes-Maritimes, agissant en qualité d'agent de joueurs, aurait versé 480.000 euros sur un compte domicilié dans une banque monégasque» affirme le rapport d'enquête repris par le quotidien. La division économique et financière de la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Marseille étudie actuellement le dossier.
La fiche de Cana
L'amour du maillot n'existe que si le chèque a suffisement de zéros!
PSG-OM : Pape Diouf fait le point Le président olympien fait le point avant la rencontre PSG-OM. Les bonnes conditions de ce match, le début de saison réussi de l'OM et le futur, Pape Diouf révient en détails sur l'actualité olympienne...
Pape, est-ce que cela fait du bien de préparer un tel match dans la sérénité ?
Pape Diouf : "A votre avis ?! Evidemment ! Il n'y a rien de mieux que ça. Je pense que ce match s'annonce sous les meilleurs auspices. La volonté est clairement affichée de part et d'autre, que ce soit du côté olympien ou parisien, que ce match puisse se dérouler dans sa densité totale en matière de rivalité sportive. Je pense qu'on a compris des deux côtés qu'il n'y avait pas besoin de passionner plus que cela ce match. Les évènements de l'année dernière ont ramené chacun à la raison. Cette saison s'est ajoutée la bonne relation que j'entretiens avec le nouveau président du PSG, M. Caysac, tout cela contribue à dépassionner et à pacifier les relations entre les deux clubs, même si je ne veux absolument pas exclure la rivalité sportive qui nourrit ces confrontations."
Comment les choses se sont appaisées ? Vous avez rencontré les Parisiens ?
P.D. : "Je pense qu'il y a eu une prise de conscience réciproque, de part et d'autre ainsi que la volonté affichée par les deux présidents. Je suis en relation constante avec Alain Caysac que j'ai encore eu l'occasion de rencontrer mercredi au Stade de France. Dans nos différents échanges, nous avons toujours considéré que ce match-là n'était qu'un match parmi 38 que nous devons disputer dans la saison et qu'il n'y avait pas lieu de l'empoisonner plus que cela." "Nous avons également considéré qu'était important le rôle que nos supporters pouvaient jouer. Nous les avons rencontrés hier (jeudi) pour préparer notre expédition européenne en République tchèque (contre le Mlada Boleslav en UEFA) mais aussi pour évoquer ce match de dimanche. L'ensemble des associations de nos supporters était d'accord pour dire qu'ils montaient à Paris dans un esprit festif, qu'il y allait pour supporter leur équipe avec le maximum d'enthousiasme, mais sans esprit guerrier, sans chercher la castagne."
Vous êtes un président comblé ?
P.D. : "Je crois qu'il faut savoir garder la tête froide. Aujourd'hui, on ne dresse pas un bilan après 4 journées puisque la saison dernière après 4 journées nous étions lanterne rouge, pourtant notre parcours fut tout autre en fin de saison. Disons qu'avoir réussi notre entrée en matière dans le championnat à un double effet bénéfique. D'abord celui de nous projeter très tôt et de justifier les objectifs qui sont les nôtres. Le deuxième point est quand même de permettre à l'ensemble de la communauté olympienne d'emmagasiner le maximum d'assurance et de confiance. Maintenant, on fera peut-être un premier point, je ne dis pas un bilan, au soir du match contre Bordeaux. On aura des éléments d'appréciation plus objectifs."
C'est une fierté personnelle pour vous ?
P.D. : "Je n'ai jamais fait de mon aventure marseillaise une affaire personnelle. Disons que c'est une satisfaction de voir que le travail que nous fournissons depuis maintenant plusieurs mois commence à porter ses fruits. Je pense qu'il y a un peu moins d'ébullition, de tourments aujourd'hui. Pour nous, c'est un premier résultat que nous avons acquis. Mais vous savez comme moi que l'équilibre est fragile, encore plus à Marseille. Donc nous restons vigilants."
Ce matin on apprend qu'une enquête sur Lorik Cana a été ouverte...
P.D. : "J'ai toujours dit que chez nous, le calme était l'exception et la turbulence était la règle. Qu'on parle aujourd'hui d'une enquêté préliminaire concernant Cana, c'est un fait. Mais je peux vous dire en vous regardant dans les yeux que ce transfert a été fait de manière très légale, très normale. Rien ne fut sujet à caution. Il est vrai donc que je m'interroge moi-même quand j'apprends qu'il y a une enquête préliminaire sur ce transfert puisque les choses ont été faites de manière très régulière. J'ai eu à discuter avec Pierre Blayau (l'ancien président du PSG) des conditions du transfert à l'époque. Il a été fait dans la légalité et suivant les règlements de la Ligue. Le contrat du garçon est ce qu'il y a de plus normal. Dans ce transfert, il a été fait appel à un agent très logiquement et légitimement. Des conventions ont été signées dans la parfaite transparence. Alors quand on me dit qu'une enquête a été initiée sur ce dossier-là, je suis aussi surpris que vous."
D'autant plus à 48h d'un match PSG-OM...
P.D. : "Je ne ferais pas une association d'idées, il n'y a peut-être pas besoin d'aller chercher aussi loin. Il faut laisser cette enquête se dérouler. Mais je peux vous dire que de ce que je sais de ce dossier-là, j'ai toutes les raisons du monde de penser que si soupçon il y a, la première enquête menée va le lever très certainement."
La décision de la commission juridique de la Ligue concernant l'affaire Aulas/Ribéry vous a t'elle surprise ?
P.D. : "A partir du moment où existent des règlements, et le point 111 du règlement de la Ligue est très clair. Il stipule qu'un dirigeant ne peut pas et ne doit pas prendre contact avec un joueur sous contrat avant d'avoir avisé les dirigeants du club dans lequel évolue le garçon. Il est manifeste que sur ce point là, Jean Michel-Aulas a malmené le règlement. On pouvait attendre de la part de la commission une sanction moins symbolique qu'un simple rappel à l'ordre. Nous avons pris acte de cette décision. On peut regretter que la sanction n'ait été plus tangible, plus en rapport avec le manquement constaté. Je n'irais pas jusqu'à dire que la porte est ouverte à tous les abus, tous les excès, mais je pense qu'il y avait une autre manière de procéder et on attendait une décision différente."
On peut s'étonner de la composition de cette commission...
P.D. : "C'est dans mon quotidien de sport préféré que j'avais lu un jour que le président de cette commission était l'avocat personnel de Jean-Michel Aulas. A partir de là, cela peut amener les gens à se poser des questions. Je dois tout de même dire une chose simplement et sincèrement : Il s'agit de maître Soulier, c'est un homme honorable que je connais et pour qui j'ai du respect et de la considération. Ce n'est pas forcément contre lui que mes propos étaient dirigés mais admettez que par rapport à ce qu'il s'est passé, on pouvait s'attendre à une autre forme de sanction..."
Les rapports se sont nettement améliorés avec le PSG, ils ont l'air beaucoup plus tendus avec l'OL. Est-ce que cela veut dire que ce n'est pas demain qu'on verra venir un joueur de l'OL et vice-versa ?
P.D. : "Je pense que dans le plus fort de la tempête entre Bordeaux et Marseille, il y avait quand même des échanges entre les deux clubs. Il y en a eu aussi lorsque les choses n'étaient pas au mieux entre le PSG et Marseille. Aujourd'hui Lyon semble être un tout petit peu l'héritier de ces bonnes et fameuses rivalités que l'on aime bien entretenir. Cela ne me dérangerait pas demain si échange il devait y avoir entre Lyon et l'OM que les choses se fassent. Il n'y a pas de volonté de dire qu'on ne fera jamais affaire avec Lyon. Vous savez, si je rencontre Aulas, très probablement que nous parlerons !"
Comment le climat est redevenu positif à l'OM, c'est venu tout seul ?
P.D. : "Les choses se sont mises en place et je crois que par la volonté de l'actionnaire, qui a très clairement déterminé les rôles de chacun, on a fini par considérer avant tout les intérêts du club et non plus les intérêts personnels. Je suis un président qui a la responsabilité globale du club, assisté en cela d'un directeur général qui fait son travail le plus correctement possible. A côté de lui existe aussi un secrétaire général et des chefs de service et chacun à sa place assume sa part de responsabilité de manière loyale et transparente. Quand on évite toute sorte de frittements à l'intérieur, il est beaucoup plus facile de faire face en bloc aux agressions extérieures et aux problèmes qui peuvent nous être posés."
Après avoir formé de bons joueurs, l'OM peut-il devenir un club formateur d'entraîneurs avec les bons résultats d'Albert Emon ?
P.D. : "Il ne faut pas aller vite en besogne. Ce que je reproche parfois, amicalement, à la presse, c'est de faire la politique du moment. Il faut considérer les choses dans la globalité. On ne peut pas dire que tout est ok sous couvert du fait que nous sommes en tête du championnat. A la place où je suis, je sais qu'il y a encore des problèmes et qu'il faudra les résoudre. L'équilibre reste très fragile. Il faut trouver un juste milieu et approfondir l'analyse." "Aujourd'hui, c'est vrai que je préfère commencer le championnat de cette manière mais je sais aussi que si on accumule deux ou trois résultats défavorables, le retour de bâton se fera mécaniquement. Je ne préfère pas m'enflammer. On est conscient de notre position. On a des certitudes sur la qualité d'ensemble de notre effectif, que l'on a voulu maintenir dans son intégralité en adoptant une politique de stabilité. Les résultats actuels sont certainement un peu liés à cela."
Au niveau du recrutement, quelles sont vos déceptions et vos satisfactions ?
P.D. : "Il n'y a pas à vrai dire de déception, c'est un peu prématuré de relever les déceptions. Nous avons procédé à très peu de rentrées. Il y a Djibril Cissé dont on attend le retour avec beaucoup d'impatience et d'espoir. Je pense que Ronald Zubar s'est imposé, malgré son jeune âge, et qu'il progressera. On avait aussi volontairement axé notre recrutement sur des jeunes joueurs comme Valbuena et Camara sur lesquels nous misons davantage à moyen terme que maintenant. Si j'ai une satisfaction c'est déjà d'avoir pu garder les joueurs que nous souhaitions, en premier lieu Franck Ribéry. Ce n'est pas une mince chose."
Il manque un défenseur central ?
P.D. : "J'avais été très clair à l'époque, j'avais dis que nous chercherions à nous renforcer dans le secteur défensif en prenant soit un milieu défensif, soit un défenseur central, soit les deux. On a déjà pris un milieu défensif avec Modeste M'Bami. On sait qu'on peut avoir le regret de pas pouvoir prendre tous les joueurs que l'on voudrait prendre. Si j'en avais la possibilité, il est évident que je prendrais un voir deux autres joueurs qui nous donneraient ce supplément de force qui nous permettrait d'aller jusqu'au bout dans toutes les compétitions."
Il y aura le mercato d'hiver pour prendre un joueur...
P.D. : "On peut prendre un joker dès maintenant, et il y a aussi, comme vous le dîtes, le mercato de décembre. C'est davantage un marché de correction qu'un marché ouvert. J'espère ne pas avoir besoin en décembre de prendre un joueur. Mais si je dois le faire, j'espère que ce serait pour augmenter une force plutôt que de combler une lacune, c'est le voeu que je forme."
Quelle compétition préfèreriez-vous gagner ?
P.D. : "Si on me dit qu'en coupe de France et de la Ligue on est éliminé au premier tour et qu'en championnat on irait jusqu'au bout, je signe de suite devant vous ! Mais cela dépend des circonstances comme on l'a vu l'année dernière avec la coupe de France."
Niang : "Se donner à fond" L'attaquant sénégalais Mamadou Niang effectue un début de saison prometteur. Il revient sur la première place de l'OM après 4 journées mais aussi sur la rencontre de dimanche face au PSG au Parc des Princes. Interview
Mamadou, vous rentrez d'Afrique, comment cela s'est passé ?
Mamadou Niang : "Cela s'est bien passé. On a joué un match très difficile, on a réussi à gagner 2 à 0, on ressort premier de ce groupe. Maintenant, on attend le prochain match…"
Vous avez eu peur de vous blesser ?
M.N. : "Non, on est des joueurs professionnels, on ne réfléchit pas à ces choses là. Dès qu'on est sur le terrain, on se donne à fond, on ne calcule pas et personnellement je n’ai pas du tout fait attention à ça."
Le match de Paris approche, que ressentez-vous ?
M.N. : "Quoi qu’on en dise c’est un match particulier mais ça ne reste qu’un match à trois points. Donc on va essayer de le préparer comme les autres matchs sans se mettre ni plus ni moins de pression. Il ne faut pas jouer le match avant dimanche. Cela ne sert à rien de se mettre la pression. Il faut se préparer tranquillement. C’est un match important au Parc des Princes, un match que tout le monde a hâte de le jouer, y compris moi. Mais ça reste un match de championnat et l’essentiel est de le gagner ou au moins de faire un beau match et d’essayer de revenir avec la place de leader."
Vous allez être particulièrement surveillé par les Parisiens car vous êtes décisif en ce moment...
M.N. : "Non, c’est le collectif qui marche bien en ce moment. Après à chaque match, il y a trois ou quatre joueurs qui ressortent. J’ai la chance d’être parmi ces joueurs là. On est costaud défensivement, efficace offensivement et au milieu du terrain ça gère bien. Il faut essayer de s’appuyer sur ça, aller à Paris avec le même collectif, avec la même envie, le même engagement, la même hargne et peut-être qu’on arrivera à faire un résultat là bas."
La motivation est donc présente ?
M.N. : "Nous on a envie de gagner ce match pour nous, pour les supporteurs, pour les dirigeants, pour le club, on a une énorme envie de gagner ce match mais il ne faut pas faire n’importe quoi, il faut jouer intelligemment là bas, jouer comme on a joué les autres matchs et ne pas se lancer à l’abordage et se faire contrer bêtement. C’est peut-être à cause de ça qu’on a perdu la coupe de France. On savait que collectivement on était mieux qu’eux, d'ailleurs on a mieux joué cette finale qu’eux mais ils ont été plus efficaces et ils sont repartis avec la coupe."
L’OM va au Parc des Princes en position de leader, vous serez encore plus attendus...
M.N. : "Oui on a la chance d'y aller en étant leader mais on n’est qu’à la 4ème journée. Le classement on verra ça après. Il ne faut jamais sous-estimer une équipe, que ce soit Paris, Valenciennes, Le Mans ou Troyes. Chaque match à sa vérité. Chaque match à jouer est difficile pour nous. Ce le sera encore plus dimanche à Paris comme cela le sera après face à Bordeaux. A nous de le préparer comme il se doit, d'être concentré au maximum et se donner à fond. On sait qu’on ne pourra pas avoir ce même rythme toute une saison, mais on se doit de donner et de faire le maximum à chaque fois."
La préparation a été perturbée par les matchs internationaux ?
M.N. : "Le seul problème est qu'il a manqué beaucoup d’internationaux et qu'on a eu du mal à préparer ce match. Paris non. Ils ont tout leur effectif depuis le début de la semaine. C’est un petit avantage pour eux."
La saison dernière l'OM était dernier après 5 journées, cela vous fait quoi d'être premier désormais ?
M.N. : "Ca fait plaisir de ne pas louper son début de saison. L’année dernière, les 5 premières journées n'ont pas été évidentes. Ce n'est pas évident de venir à l’entraînement en sachant qu’on est l’Olympique de Marseille et qu’on est dernier du championnat. Là c'est clair que d’être dans le haut du tableau cela nous fait énormément plaisir et cela permet de travailler sereinement les matchs à venir. Cela nous donne de la confiance."
Le défenseur et capitaine de l'OM Habib Beye sera le guide de l'équipe olympienne ce dimanche contre le PSG, lui qui sait toujours si bien trouver les mots pour motiver ses troupes. En tous cas le Sénégalais semble ne pas trop appréhender ce choc entre les deux rivaux, pas plus qu'il ne se soucie de son talon douloureux : "C'est toujours pareil, il est un petit peu vieux ! Mais on va essayer de le changer un de ces quatre ! Non, ça va !" plaisantait-il en conférence de presse. Ce n'est pas pourtant qu'il prend ce match à la légère...
PSG-OM, ce n'est jamais un match ordinaire ?
Habib Beye : "C'est un match particulier car on connaît la rivalité, entre les deux clubs, entre les supporters. Maintenant il faut que cela reste un match avec du respect. Il faut que ce soit la fête, on sait que si on garde ce cadre, il n'y a pas de raison que ce PSG-OM ne soit pas un beau match. Nous on a envie de garder notre place de leader, eux ils veulent une victoire référence dans ce championnat car pour l'instant cela ne s'est pas très bien passé pour eux. Maintenant, nous on n'est pas premier par hasard et on veut garder cette place, cela passe donc par un résultat à Paris."
Est-ce pour vous une revanche de la finale de coupe de France ?
H. B. : "Ce ne sera pas une revanche, on ne leur reprendra pas la Coupe de France, mais il est clair qu'on a envie de gagner ce match car l'objectif est le championnat. C'est vrai aussi que la défaite en coupe de France est restée en travers de la gorge. Mais ce sera un tout autre match où il faudra prendre les trois points."
Ce sera forcément un match électrique...
H. B. : "Oui, donc il va falloir essayer d'être calme et de ne pas vouloir absolument les détruire car souvent, dans ce cas, vous déjouez. Ce sera un match difficile car le PSG est une belle équipe. Mais à partir du moment où l'on garde notre bloc équipe, où défensivement on reste bien en place, on sait qu'offensivement on a toujours la possibilité de les mettre à défaut comme on a pu le faire depuis le début du championnat. On a beaucoup d'ambition dans le jeu car on sait que cette équipe doute un petit peu et que la meilleure façon de les faire douter est de leur mettre la pression dès le départ. A nous de jouer assez haut, et de leur donner une belle prestation. Ils ont une belle équipe et auront envie de mettre le premier but à l'OM cette saison. Donc c'est à nous d'être vigilants mais on a peut-être plus d'acquis que le PSG aujourd'hui si on garde notre niveau de jeu."
L'amour du maillot n'existe que si le chèque a suffisement de zéros!
Le groupe olympien pour Paris Le 08/09/2006 à 13:46
L'entraîneur olympien Albert Emon a décidé de sélectionner un groupe de 18 joueurs pour le déplacement tant attendu au Parc des Princes, dimanche 21h contre le PSG. Le nouvel Olympien et ex-Parisien Modeste M'Bami figure dans cette liste.
Dernière recrue du mercato estival olympien, Modeste M’Bami pourrait faire ses grands débuts avec l’OM ce dimanche face à ses anciens coéquipiers du PSG. Titulaire ou non, il mise avant tout sur sa future entente avec Lorik Cana et sur son intégration dans le collectif.
Modeste, vous êtes dans le groupe marseillais qui affrontera Paris ce dimanche. Néanmoins, votre titularisation reste en suspend. Seriez-vous déçu de ne pas jouer face à vos anciens partenaires ? Non, pas du tout. Je me plie aux décisions du staff technique marseillais. Et, comme je l’ai dit auparavant, je ne suis pas venu à l’OM pour jouer à tout prix ce match-là. Je suis déjà content de figurer dans le groupe. Le reste on verra. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que ce serait un match particulier pour moi. Il y a une semaine encore, j’appartenais au PSG. Et maintenant, je porte les couleurs de l’Olympique de Marseille. Jouer mon premier match avec le maillot olympien au Parc des Princes serait vraiment quelque chose de spécial.
L’idée de retrouver immédiatement le Parc des Princes vous met-il un surplus de pression ? Je ne me mets pas la pression là-dessus. Depuis mon arrivée à Marseille, j’essaye de faire du bon travail avec tout le monde. Désormais, c’est le staff technique qui doit trancher. De mon côté, je me sens prêt pour débuter la rencontre. Si c’est le cas, je me donnerais à 100%. Sinon, je prendrais bien la chose car je me dis qu’un championnat est long.
Dans ce groupe olympien, vous retrouvez Lorik Cana votre partenaire pendant deux années au PSG…. Avec Lorik, on se connaît bien. En jouant pendant deux ans ensemble, on a acquis beaucoup d’automatismes au milieu de terrain. Et, je suis sûr qu'on ne les a pas oubliés. Mais, désormais, je dois de mon côté m’adapter au style de jeu marseillais et à la tactique de l’entraîneur. Tout cela se fera avec le temps.
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F. Ribéry : "On y va pour gagner" 07/09/06 - PSG-OM
De retour de sélection, Franck Ribéry se montre très satisfait de la victoire des Bleus sur l'Italie mais désormais, l'objectif est le match de dimanche au Parc. "On y va pour gagner" confie-t-il.
Franck, en battant l’Italie ce mercredi, l’équipe de France a remporté une belle victoire et pris une revanche... On est très content d’avoir battu l’Italie. C’était un match particulier pour les gens, c’était une revanche. Quoi qu’il arrive, nous étions concentrés sur nous-même, sur notre match. On a pris cette rencontre sérieusement car nous avions envie de réaliser une très bonne prestation devant notre public. Surtout que le stade de France était plein et que les gens étaient venus nombreux pour nous supporter. On a fait un bon match et on a surtout pris ces trois points qui nous permettent de rester en haut du tableau.
A présent, une autre affiche se profile avec l’OM face à Paris et l’attente va être très importante chez les supporters… C’est vrai que quand on joue à Marseille ou à Paris, ce sont toujours des matches particuliers. Pour ce qui nous concerne, nous allons nous concentrer sur notre match. Nos supporters viendront au Parc nous encourager comme d’habitude, comme tous les week-end et on espère bien leur faire plaisir. Pour l’instant, ça se passe super bien pour nous, on est en tête du classement et on se doit de continuer comme ça. On va donc tout faire pour prendre un point au minimum et pourquoi pas les trois points là-bas…
Et puis une victoire au Parc des Princes pourrait être prestigieuse pour l’OM et son public ? Le plus important, je le répète, c’est de gagner pour nos supporters. On sait combien ces matches sont importants pour eux et on donnera le maximum pour leur dédier notre victoire si on y parvient. Mais attention, ce ne sera pas un match facile. Il y aura en face une très bonne équipe parisienne même si pour l’instant, elle ne compte que quatre points en championnat. Il y a de nombreux joueurs de qualité à Paris. Il faudra donc être attentif et bien entamer la rencontre comme on a pu le faire depuis le début de la saison. Ensuite, ça ne reste qu’un match de foot mais on y va pour gagner
L'amour du maillot n'existe que si le chèque a suffisement de zéros!
Le groupe olympien a effectué un entraînement complet ce vendredi matin sous la conduite d’Albert Emon et de Dominique Cuperly. De retour de sélection, Lorik Cana n’a pas pris part à l’intégralité de la séance et Bostjan Cesar est resté aux soins. Concernant le défenseur slovène, Albert Emon a constaté qu’il était rentré fatigué de son match avec son équipe nationale. «Il faudra voir s’il peut amener son intensité habituelle face à Paris» a-t-il confié. Mickaël Pagis a également écourté son entraînement. Après des exercices traditionnels, l’effectif s’est scindé en trois groupes pour différents ateliers. Les attaquants se sont concentrés sur des actions face au but ainsi que des penaltys. Samir Nasri, Taye Taiwo et Alain Cantareil se sont prêtés au travail sur coup franc tandis que le reste du groupe exécutait des jeux avec ballons. Sabri Lamouchi ou Habib Beye ont disputé tout l’entraînement.
Ce vendredi après midi, une permance de soins est à la disposition des joueurs. Une nouvelle séance est prévue samedi matin avant le décollage pour la capitale aux alentours de 17h. E.J.
L'amour du maillot n'existe que si le chèque a suffisement de zéros!
R. Zubar/M. Landreau : L'interview croisée 08/09/06 - PSG-OM
Arrivés à l'intersaison de Caen et de Nantes, Ronald Zubar et Michael Landreau vont disputer leur premier PSG-OM ce dimanche. L'un sera avec l'OM, l'autre avec Paris, une belle occasion pour une interview croisée.
RONALD ZUBAR MICHAEL LANDREAU
Votre premier PSG-OM (à la télé ou au stade) ? On regardait ces matches en Guadeloupe. Là-bas, plus de la moitié de la population supporte l’OM. Mais à l’époque je ne me rendais pas vraiment compte de la portée de ce derby national. C’est plus tard en arrivant en métropole à Caen que j’ai commencé à vraiment suivre les matches et je me suis aperçu de l’importance qu’avaient ces rencontres pour tout le monde même pour les joueurs qui n’évoluent pas dans l’un de ces deux clubs. Tout joueur pro en France rêve de disputer un de ces matches. J’ai ensuite eu la chance d’aller voir deux PSG-OM au Parc. La première fois, c’était il y a deux ans mais malheureusement, l’OM avait perdu (2-1) puis la finale de la coupe l’an passé. Décidément, je pense être un peu un chat noir comme supporter mais ce sera différent sur le terrain.
Votre premier PSG-OM (à la télé ou au stade) ? Je n’ai pas un match particulier en tête. Mes premiers PSG-OM ont coïncidé avec les duels entre Ricardo, Roche, Lama, Ginola côté PSG et Papin, Boli, Di Meco à l’OM. C’était dans les années 90 et les deux clubs se livraient alors un duel acharné. Je ne retiendrais pas un événement particulier de ces rencontres entre le PSG et l’OM, ni un match précis, je me souviens juste que cela faisait couler beaucoup d’encre. Aujourd’hui, l’atmosphère qui entoure cette rencontre semble plus sereine.
Ton premier match contre Michael Landreau ? Oui, c’était avec Caen il y a deux ans (2004-05) et on avait gagné 2-1 au stade Malherbe. J’étais entré en jeu en deuxième période. Lors du retour, on avait perdu à Nantes. Il y a donc un bon et un mauvais souvenir. Michael Landreau avait fait deux bons matches, j’ai souvenir d’un gardien avec un très bon jeu au pied mais surtout de quelqu’un qui avait une très grosse influence sur son équipe. On sentait un capitaine vraiment écouté par ses partenaires et qui commandait le jeu de derrière. C’est rare de voir ça de nos jours. J’avais fait une tête et il avait fait une belle parade, j’ai encore la photo de cette action….
Votre premier match contre Ronald Zubar ? C’était lors de la dernière saison de Caen en Ligue 1, lors de la saison 2004-2005. Ronald n’avait pas alors le statut qui est le sien aujourd’hui. Il évoluait alors dans un club beaucoup moins médiatisé que l’OM. Depuis, j’ai suivi son ascension en équipe de France Espoirs. Nous nous sommes croisés à quelques reprises lors des rassemblements à Clairefonrtaine sans pour autant prendre réellement le temps de faire mieux connaissance.
Votre premier match au Parc des Princes ? Mais mon premier match comme titulaire en Ligue 1, c’était contre Paris… On avait fait 2-2 au Parc lors de la deuxième journée du championnat. C’est un stade à part. Il y a quelques stades en France où il y a cette adrénaline et cette excitation quand on y joue. Paris en fait partie mais moins que Marseille qui reste le must du championnat en la matière. Pour revenir à mon premier match au Parc, je me rappelle d’une grosse ambiance et d’un très bon match. On avait mené au Parc et on avait réalisé une belle prestation. Et puis pour mon premier match en L1, je devais marquer Pauleta, ce qui était formidable pour moi. J’en garde donc un excellent souvenir. Votre premier match au Parc des Princes ? Une finale de Coupe Gambardella disputée avec Nantes face à Montpellier, en lever de rideau d’Auxerre-Nîmes (2-1), la finale de la Coupe de France. Nous avions alors perdu 1-0 sur un but de Bakayoko. Je découvrais à cette occasion le Parc des Princes, un stade magnifique, où évoluait alors l’Equipe de France. C’était magique pour nous tous, mais il fallait rester concentré car un match à enjeu nous attendait. Il y avait déjà cette atmosphère fantastique.
Votre premier derby à savoir contre Le Havre quand vous jouiez à Caen ? Mon premier c’était lors de l’année de la montée (2003-04) et je l’avais vécu comme remplaçant mais j’étais entré en jeu. On avait fait 1-1. Mais mon vrai souvenir face au Havre, c’était l’année dernière, on les avait défoncés 4-1 à domicile et c’était vraiment un super match. Malheureusement, je m’étais blessé à ce match ce qui m’avait fait raté le championnat d’Europe espoirs. Mais on était tous très content car le derby normand, c’est le match à ne pas perdre. Les supporters vous parlent toujours de ce match. J’ai de bons souvenirs de ces Caen-Le Havre mais il n’y a pas la rivalité qui peut exister entre Paris et Marseille. Pourtant, ces deux villes ne sont qu’à une centaine de kilomètres alors que Paris et Marseille sont à l’opposé géographiquement. Entre Caen et Marseille, ça ne reste qu’au niveau normand alors que PSG-OM, toute la France en parle. Votre premier derby à savoir contre Bordeaux quand vous jouiez à Nantes ? Les derbies m’ont plutôt souri jusqu’à présent. Avec Nantes, en dix saisons, je n’ai perdu qu’une fois à domicile contre Rennes et chez eux on gagnait une fois sur deux. Globalement, cela reste donc de bons souvenirs pour moi. Au niveau comptable, ces matches ne rapportent que trois points, mais pour le club, les supporters, ça va bien au-delà. Une victoire de Nantes face à Rennes impliquait une suprématie régionale, là, avec ce PSG-OM, c’est tout autre chose. Nous sommes dans une autre dimension, un autre contexte. Les proportions sont bien plus élevées.
Le PSG-OM de dimanche ? Je suis heureux de jouer un match comme ça. Depuis le temps que je les regarde à la télé, je vais enfin en disputer un. Tout le monde suit ce match et même mes amis qui jouent à l’étranger seront devant leurs écrans. J’y vais sans pression car on est un peu en position de force. Il ne faut pas non plus que cela nous fasse déjouer car ça pourrait nous desservir. Paris doute un peu et c’est à nous d’en profiter pour rester en haut du classement. Les matches entre ces deux équipes sont souvent fermés sauf celui de la saison passée au Vélodrome (1-0) que j’avais vraiment bien aimé. La finale était également une belle partie des deux côtés. Mais il faut reconnaître que ce sont rarement de beaux matches. On va donc essayer de changer la donne en démontrant que si on est en haut du classement, ce n’est pas par hasard. Paris aura envie de se racheter par rapport à son public et nous aurons envie de garder notre place au classement. Ca risque donc d’être un très beau match mais il faudra tout faire pour que ça tourne en notre faveur. Pour cela, on a l'avantage d’avoir des joueurs comme Franck Ribéry ou Samir Nasri et ça, Paris ne l’a pas… Le PSG-OM de dimanche ? J’ai hâte d’y être ! En signant à Paris, on veut jouer ces matches avec cette saveur si particulière. Je découvre tout cela assez rapidement : après une semaine de préparation, je joue mon premier match avec le maillot du PSG et dès la 5é journée de Ligue 1, je vais jouer mon premier PSG-OM. Depuis ma signature à Paris, les supporters me parlent de ce match. Je sais combien il est important de gagner pour eux. Nous en avons d’ailleurs parlé avec Franck Ribery lors du rassemblement de l’Equipe de France. Nous nous sommes gentiment chambrés. C’est aussi cela un PSG-OM ! Maintenant le contexte, l’environnement de ce match, ne laisse pas transpirer une quelconque animosité, même si nous savons ce que représente un PSG-OM.
L'amour du maillot n'existe que si le chèque a suffisement de zéros!
Alors que Ribéry effectuait un léger décrassage ce jeudi à la Commanderie, Cesar et Cana, derniers rentrés, ne se sont pas entraînés. Le groupe sera de nouveau au complet ce vendredi matin pour un entraînement où Albert Emon évoquera sans doute la tactique que l'OM adoptera dimanche à Paris.
L'entraîneur olympien estime dans les colonnes de La Provence que le départ de bon nombre de titulaires potentiels pour leurs sélections respectives serait finalement un avantage pour l'OM : "Le fait que certains de nos internationaux aient beaucoup joué ces jours-ci, ça ne me gêne pas. Moi je pense plutôt que c'est difficile de s'entraîner quinze jours sans match comme se fut le cas pour nos autres joueurs."
En effet, le rythme de compétition est totalement différent de celui que l'on peut avoir en entraînement : "Tous ceux qui étaient en sélection ont gardé, eux, l'esprit compétiteur. C'est bien mieux" explique Emon. "C'est pour cela, d'ailleurs, que l'on s'est employé à programmer des séances menées sur le mode de la compétition, mais cela ne remplacera jamais les matchs, c'est sûr." Espérons que les efforts réalisés par les internationaux payeront dimanche au Parc...
L'amour du maillot n'existe que si le chèque a suffisement de zéros!
Emon : "A Paris pour gagner" L'entraîneur olympien Albert Emon évoque la rencontre de dimanche face au PSG. S'il n'a pas encore à 100% son équipe qui commencera le match, il sait déjà quel discours il tiendra aux joueurs. Interview.
Albert, vous avez retrouvé la totalité de votre effectif ce vendredi...
Albert Emon : "Le groupe était content de se retrouver ce matin (vendredi). On a fait un peu de récupération. Mais la communication dans les vestiaires était intéressante. Ils n'ont pas parlé de match, c'est moi qui leur ai dit qu'il y avait un match dimanche (rires) ! Un match assez important ! Les internationaux ont besoin d'évacuer les dix jours passés avec leurs sélections. Petit à petit on rentrera dans le match, ce n'est pas la peine de brusquer les choses."
Vous êtes inquiet pour Ribéry qui a encore beaucoup courru face à l'Italie ?
A.E. : "J'ai été inquiet un peu au début car j'ai vu Gattuso et Cannavaro lui courir un peu derrière, on se fait toujours des soucis mais il a la faculté de toujours bien se préserver, de bien récupérer. Mais quoiqu'il arrive, l'équipe à besoin de lui. Il va faire de la récupération jusqu'au match. Il n'a pas trop de poids, il aura eu pas mal de récup', ça ira."
Vous avez votre équipe en tête ?
A.E. : "Il y a toujours un choix difficile sur deux ou trois joueurs. La dernière fois j'avais pu donner la composition de l'équipe, là je ne peux pas car il y a encore des incertitudes sur deux voire trois joueurs, mais pas plus. On va avoir beaucoup de matchs, il va falloir penser à faire récupérer les joueurs, mais cela tournera toujours entre trois, quatre, pas plus. Le questionnement se pose sur les trois secteurs de jeu. On peut penser par exemple que Cesar n'a pas encore l'énergie pour refaire un match d'une telle intensité dimanche. Au milieu, on a un choix à faire avec trois joueurs et devant il y a des solutions. Quand il y a de la concurrence, il y a des choix à faire."
M'bami est apte à jouer un match entier ?
A.E. : "Oui, il est apte à jouer physiquement, peut-être pas tout le match, mais il est apte. Mentalement, depuis qu'il est arrivé, il s'est entraîné pour jouer, car avant il s'entretenait simplement. Je sens qu'il progresse à travers les entraînements. La compétition c'est différent. Il faut un état d'esprit fort et je pense que c'est le cas pour lui. Cela tombe sur Paris, son ancien club. Mais il est parti sans querelle donc il n'y a pas de raison qu'il ne puisse pas jouer ce match si jamais il doit le jouer."
M'bami a besoin d'avoir des automatismes avant d'être performant ?
A.E. : "C'est un milieu de terrain. Si je le mets ailier droit, numéro 10 où arrière droit, on peut penser qu'il aura besoin de repères par rapport à ses coéquipiers. Là ce n'est pas le cas, si je le fais jouer, je le ferais jouer à son rôle. La communication, il l'avait avec Lorik. C'est une chance. Mais il n'est pas sûr qu'il joue."
L'OM leader, cela change les données du match ?
A.E. : "Il ne faut pas que cela change tout, mais il faut faire comprendre aux joueurs marseillais que s'ils sont là, c'est qu'ils le méritent. Il faut qu'ils le pensent sincèrement. Ce n'est pas parce que les autres équipes sont faibles ou mal préparées. Ils méritent cette place, mais il faut se remettre en question tout le temps. Il faut se dire que dimanche soir à 23h, on est encore premier. Cela demande beaucoup de choses, mais on doit avoir cet état d'esprit pendant tout le championnat. Il faut réveiller cette ambition. Je pense qu'ils l'ont mais il en faut encore plus. Gagner au Parc c'est dur. Mais il faut se dire qu'on y va pour gagner."
Vous allez vous servir de la défaite en coupe de France dans votre discours ?
A.E. : "On se sert toujours de tout. Quand la France a rencontré les Italiens, les joueurs français ont dit : "Ce n'est que trois points, ce n'est pas la revanche de la coupe du monde." Mon c... ! Ils se sont mis dans la tête de gagner ce match et ils l'ont fait. C'est comme ça le foot."
Vous connaissez bien le jeu des Parisiens ?
A.E. : "On a vu des cassettes. Contre Lille, Paris a fait un gros pressing de qualité avec un bloc équipe très bien organisé, ils ont récupéré beaucoup de ballons au milieu, ils ont eu des trajectoires assez directes sur Pauleta, sur Frau qui va vite sur le côté, un peu moins sur Rothen, mais lui c'est sa patte gauche qui fait le nécessaire. Cissé est un déclencheur de pressing, Rozenhal se met devant la défense, il se met presque en troisième joueur axial, Dhorasso distribue rapidement le jeu. On a fait cette analyse. On a vu que ça marche. C'est une équipe difficile quand elle arrive à déployer son jeu."
Leur déclic sera peut-être d'affronter l'OM ?
A.E. : "Oui, c'est possible. Ils l'ont eu en coupe : L'agressivité dans le bon sens du terme. On l'a vu dans la frappe de 35 mètres de Dhorasso qui déclare le lendemain qu'il n'avait jamais frappé d'aussi loin !"
Le match des minots, vous aller vous en servir ?
A.E. : "Non, cela a été mis de côté. J'ai été vraiment content et heureux pour eux de les voir s'arracher pour ne pas prendre de but. On a vu la tension chez ses jeunes car ils avaient peur comme moi j'ai eu peur au début du match. Dimanche aussi j'en aurai. La peur fait avancer."
Ribéry avait été bien bloqué lors de la finale...
A.E. : "C'est comme ça dans les grands matchs, quand les joueurs qui font le jeu ne peuvent pas le faire, il faut que les autres le fassent. Voilà l'ambition que j'espère que l'OM aura."
Un résultat là-bas serait significatif...
A.E. : "Si Paris nous gagne, ils seront en tête d'affiche, si nous on fait un bon résultat, on le sera. En tout cas une défaite n'enlèverait en rien les deux mois de très bon travail que les joueurs ont fait et une victoire ne voudrait pas dire qu'on va gagner en UEFA (contre le Mlada Boleslav jeudi) et gagner face à Bordeaux (en championnat dimanche)."
Comment jugez-vous votre effectif ?
A.E. : "Je pense qu'on a une équipe qui est très forte, avec de bons joueurs et de très bons joueurs s’ils ont ce petit truc en plus, l'ambition naturelle quand on joue à l'OM. On va aller là-bas pour essayer de gagner."
qu'est ce que ca fait plaisir de battre 3a1 paris au parc quel match 1ere mi temps l'om et dominer 2éme ils ont pas vu le jour avec un niang fantastique carasso pareil nasri ribery pareil ca na m'bami tous quoi a pars maoulida ui etait pas telement dans son match
L'amour du maillot n'existe que si le chèque a suffisement de zéros!