« Lyon fera un beau champion » dimanche 29 octobre 2006 - 09 h 44 - Christian RODAT
Après deux sévères défaites, l’OM veut gagner contre Nice pour conserver sa seconde place au classement. Pour Habib Beye, qui aimerait rejouer dans l’axe, le championnat est de toute façon déjà joué.
Habib Beye, quel est le sentiment des joueurs de l’OM après ces deux sévères défaites sur le même score de 4-1 face à Lyon et à Saint-Etienne ? C’est un sentiment difficile à exprimer, mais encore une fois, on n’a pas le temps de s’apitoyer sur notre sort du moment parce qu'un match important arrive ce dimanche. Comme après Lyon il fallait se remettre en question pour le match à Saint-Etienne, maintenant il faut se remettre en question pour le match de Nice. On a une deuxième place à défendre qui peut-être en danger parce qu’on n’est plus à l’abri d’un retour de Nancy et des autres.
Pensiez-vous que ce mauvais passage pouvait arriver si tôt dans la saison ? On savait qu’à un moment donné on pouvait être exposé à un passage difficile. Ce n’est pas facile à gérer parce qu’il s’agit de deux grosses défaites. Il faut essayer de reprendre les fondamentaux. Il faut que tout le monde se remette en question, que chacun donne plus pour essayer de renouer avec la victoire et retrouver la confiance. Il faut absolument reprendre les points qu’on a perdu à domicile contre Lyon, ce dimanche contre Nice. Mais on sait que ça va être un match difficile.
Nice-OM, c’est un derby, un vrai match de Coupe, et ce genre de match ne vous réussi pas en ce moment ? Non, parce qu’on ne met pas le répondant physiquement pour gagner ces matchs. On va être obligé d’élever notre niveau. Aujourd’hui, ce qui prime c’est le collectif et collectivement en ce moment on n’est pas assez performants. Mais on doit effacer le match de Saint-Etienne. Chacun doit se reconcentrer dans son rôle, faire plus d’efforts que d’habitude et travailler collectivement. Il va falloir essayer de trouver des remèdes à nos petits problèmes actuels. On rencontre une équipe qui va montrer beaucoup d’orgueil à l’image de son capitaine. Elle va nous rentrer dedans pendant 90 minutes. Elle a des faiblesses, mais en ce moment leurs qualités, c’est d’être très fort physiquement et d’avoir un mental de fer parce qu’ils sont dans une situation difficile. Eux, ils vont être prêt pour le rendez-vous.
Ce match contre Nice est-il un match couperet ? On a habitué les gens à gagner les matchs depuis le début de la saison alors aujourd’hui c’est vrai qu’une grosse défaite en championnat contre le leader et une grosse défaite en Coupe de la Ligue, ça affole justement un peu tout le monde. Ca peut apporter des doutes sur notre valeur réelle. Mais je ne pense pas que le match de Nice soit un match couperet. Quoi qu’il arrive il ne faudra pas oublier notre début de saison, mais nos trois points perdus contre Lyon doivent être rattrapés au plus vite.
« Ma préférence, c’est de jouer dans l’axe »
Comment expliquer le fait que vous preniez autant de buts ? Aujourd’hui quand on prend un but, on devient très friable, alors que ce n’était pas le cas puisqu’on n’en prenait pas. Je ne sais pas s’il y a des explications. Je pense peut-être que le confort dans lequel on s’est mis fait qu’on ne fait plus les efforts qu’on faisait avant. C’est comme quand vous avez une femme depuis 40 ans, vous ne lui offrez plus des fleurs tous les jours.On va travailler pour essayer de remédier à ça au plus vite.
Pourriez-vous glisser dans l’axe de la défense ? Mais ma préférence, c’est de jouer dans l’axe. C’est un poste qui me plait beaucoup. Le coach sait qu’il a cette possibilité mais après il fera ses choix. Ce n’est pas à moi de dire où je veux jouer. Depuis que José Anigo m’a fait joué dans l’axe, au bout de six mois de ma première année à l’OM, j’avais toujours dit que je m’étais épanoui à ce poste,. J’avais trouvé mes marques et je me sentais mieux par rapport à mes qualités. Mais ce n’est pas parce qu’on a eu deux défaites qu’il faut tout chambouler.
Le match perdu à Saint-Etienne est-il plus une alerte que celui contre Lyon ? Non, pour moi les deux défaites sont deux alertes. On fait un championnat, on doit être compétitif. Et perdre 4 à 1, ce n’est pas compétitif. Les deux défaites sont importantes et il faut se remettre dedans. Il n’y a pas de hiérarchie dans la défaite. Il y a deux défaites, une en championnat, une en Coupe de la Ligue. La coupe de la Ligue, c’est fini, ça c’est clair. Maintenant, on a un championnat où il faudra prendre un maximum de points. Si à deux journées de la fin, on a un point de retard sur Lyon, on dira tant mieux. Si on est à 20 points, ça voudra dire qu’on ne méritait pas d’être à la lutte avec eux. Pour l’instant la vérité c’est dimanche. On a une deuxième place à défendre et c’est ce qu’on va essayer de faire le mieux possible.
L’OM terminera-il au mieux deuxième de ce championnat ? Lors de Marseille-Lyon, Lyon a été meilleur. Lyon est supérieur. Ils l’ont prouvé contre Paris. Aujourd’hui, il vaut mieux avoir la prétention de dire qu’on va être deuxième du championnat plutôt que de dire qu’on va être premier. Lyon est à huit points, ça fera un beau champion. Après, peut-être que je vais paraître prétentieux, mais sur le championnat en lui-même et sur notre valeur depuis le début du championnat, je me dis qu’on peut peut-être rivaliser avec Lyon. Eux, ils ont des certitudes. On voit leur jeu, on sait ce qu’ils font. Ils montrent à tout le monde qu’ils sont supérieurs mais j’accepte plus leur supériorité sur le match qu’on a joué que sur la durée.
Lamour indigné Le Ministre des Sports Jean-François Lamour a fait part de son indignation suite à l’accident dont a été victime un pompier lors du match Nice-Marseille.
"J’adresse, en premier lieu, mon soutien et mes pensées les plus chaleureuses au pompier qui a été blessé à la main lors de ce match. Ces comportements sont indignes des amateurs de sport que disent être les supporters. Ces agissements totalement inacceptables et particulièrement choquants doivent être condamnés avec la plus grande fermeté.
Des poursuites doivent être immédiatement engagées à l’encontre des responsables de ces actes intolérables, tant sur le plan judiciaire que sur le plan sportif. Les sanctions doivent être à la hauteur du caractère inadmissible d’un tel acte dont les conséquences peuvent être dramatiques", a-t-il déclaré.
Carrasso évoque un passage à vide Le 02/11/2006 à 15:43
Lors des saisons précédentes, après trois défaites consécutives, le club phocéen serait rentré en crise. Or, depuis la saison dernière, l'équipe olympienne semble pouvoir travailler plus sereinement que par le passé, même dans les périodes difficiles : "Je crois qu'ici, à l'OM, du joueur aux supporters, tout le monde a envie de se serrer les coudes pour parvenir aux objectifs fixés en début de saison" explique Cédric Carrasso. "Vouloir tout chambouler après une défaite ou démobiliser qui que ce soit par n'importe quelle pression, je trouve cela inutile. C'est ce que tout le monde a compris."
Pour étayer ses propos, le gardien olympien se souvient du match face à Lyon : "J'ai l'image de ce match où on perd 4-1. Tout le monde avait beaucoup d'espoir sur ce match mais j'ai vu le Vélodrome applaudir à la fin. Je pense qu'ils ont compris que l'OM est là pour donner le maximum et que les passages à vide arrivent." Cela résume l'état d'esprit actuel dans le club. "Ce n'est pas parce qu'on a perdu trois matchs que je vais arrêter mon contrat à l'OM et aller travailler dans un magasin..." s'exclame Carrasso.
Il ne faudrait pourtant pas que les contre-performances s'accumulent car, même si les supporters sont plus patients qu'à l'accoutumée grâce aux bonnes performances du début de saison, les mécontentements pourraient rapidement revenir dans les travées du Vélodrome.
L'amour du maillot n'existe que si le chèque a suffisement de zéros!
Pagis : "On a été choqué" L'attaquant olympien, deux fois buteur lors des deux derniers matchs, revient sur l'incident du match Nice-OM mais aussi sur les récentes défaites olympiens. Pagis est persuadé que contre Lorient, l'OM retrouvera la victoire.
Mickaël, revenons un instant sur l'incident du match à Nice, est-ce à cause de celui-ci que vous n’avez pas manifesté votre joie après votre but ?
Mickaël Pagis : "C’est vrai que l'on a été marqué par cet incident. C’est l’arbitre qui m’a expliqué ce qu’il s’est passé et pourquoi le match s’arrêtait. C’est dur car c’est un bénévole. Il a voulu bien faire en ramassant cet engin..."
Ce serait logique que l’OM soit sanctionné selon vous ?
M.P. : "Ce n’est pas notre affaire. Il y a une enquête en cours. Nous les joueurs nous sommes là pour jouer. On n’a pas à intervenir dans ce qui se passe en coulisses. On a surtout une pensée pour le pompier."
Revenons au jeu. Vous avez envie de prendre sous votre aile de jeunes joueurs comme Bocaly par exemple ?
M. P. : "Oui c’est sûr que quand il y a des jeunes qui intègrent le groupe, on leur dit un petit mot avant le match pour les aider à se sentir plus à l’aise. Garry a très bien joué, il a fait le match qu’il fallait. Je pense qu’il a la tête sur les épaules, il sait le travail qui lui reste encore à faire. Tout au long d’une carrière il faut bosser, même moi c’est pareil, je bosse encore pour être le plus performant."
Ne sentez-vous pas qu’il manque un peu d’expérience à cette équipe ?
M. P. : "C’est vrai que l’on a peut être manqué de maturité sur ce match de Nice. On a eu une période où l’on s’est énervé. On n’arrivait plus à garder le ballon. Je me souviens d’une période où Nice poussait un peu : c’est dans ces moments là qu’il faut savoir calmer les choses, reprendre un petit peu le fil du match. Mais je pense que l’on a suffisamment de joueurs d’expérience et c’est dans ces matchs là que l’on apprend aussi. On a tous fait de gros efforts pour que ce match se passe bien, malheureusement on n’a pas été récompensé. Je pense notamment au stage où l’on a beaucoup parlé, on s’est regroupé pour mieux aborder la rencontre. Cela n’a pas payé mais à mon avis ça va porter ses fruits très bientôt."
Face à Lorient samedi ?
M.P. : "A partir du moment où on est joueur de l'Olympique de Marseille, on est dans l'obligation de tout faire pour gagner et peut-être encore plus maintenant car cela s'est beaucoup resserré derrière nous. Mais on tient vraiment à cette deuxième place."
Comment arrêter la spirale des défaites ?
M.P. : "On peut l'arrêter avec ce qu'on a fait cette semaine : on a beaucoup parlé entre nous, il y a eu une remise en question individuelle, pour retrouver les qualités qui faisaient notre force en début de saison. Personnellement, je suis persuadé, qu'avec l'état d'esprit qu'il y a eu à Nice mais aussi lors des entraînements où tout le monde a envie de bosser, cela va porter ses fruits samedi. Il faut davantage communiquer. Sur des matchs comme à Nice, il faut essayer de gérer un peu mieux les moments où l'on est moins bien, il y a des petites choses à rectifier durant une rencontre."
Albert Emon a parlé d'agressivité, vous pensez que vous allez la retrouver face à Lorient ?
M.P. : "Il faut qu'on gagne beaucoup plus de duels dans un premier temps mais après il ne faut pas perdre le ballon trop vite. Face à Nice, il y a eu des moments où l’on perdait la balle rapidement et qui ont fait qu’on a laissé beaucoup d'efforts à courir derrière le ballon."
Il n'y aura pas trop de pression au Vélodrome après ces défaites ?
M.P. : "Oui, mais c'est un peu logique. On ne peut pas tout avoir : jouer dans un stade plein chaque week-end et ne pas avoir de pression. Je pense qu'il faut que ce soit une pression positive et cela va fonctionner."
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Emon : "Prendre les 3 points" Après avoir digéré la nouvelle défaite olympienne à Nice, l'entraîneur Albert Emon évoque le prochain match qui arrive, une fois n'est pas coutume, dès ce samedi. Il pense que l'OM va pouvoir rebondir.
Albert, l'OM jouera un peu sa seconde place samedi...
A.E. : "Oui, mais si on regarde un peu tous les championnats européens, le deuxième ou le troisième est à chaque fois dans une position difficile par rapport aux poursuivants. Lyon est actuellement hors normes, tant mieux pour eux. Par contre pour les autres équipes, certaines ont débuté difficilement la saison et commencent à trouver leur régime de croisière. A nous aujourd'hui d'arriver à rebondir et d'essayer, pas de se mettre à l'abri car on le sera jamais, mais de prendre déjà les trois points. On verra la suite..."
Lorient est une équipe qui joue, ce n'est pas forcément un avantage dans la situation actuelle ?
A.E. : "C'est un avantage et un inconvénient car si une équipe joue, c'est qu'elle a les qualités pour jouer, avec en plus un entraîneur comme Christian Gourcuff. Ce sera certainement plus difficile que face à une équipe qui refuse le jeu."
Que pouvez-vous nous dire sur cette équipe bretonne ?
A.E. : "Il y a notre Steve Marlet, qu'on a eu au téléphone ce mardi. Il y a Gignac. Ces deux gaillards se partagent les tâches offensives. Steve gagne les duels aériens et Gignac va au but car il est malin, c'est un garçon qui est vraiment un gagneur dans l'âme, il va vite vers l'avant. Il y a Le Pen côté gauche -ou dans les buts (rires)- qui fait des miracles. Cette équipe a une stratégie de jeu tournée vers l'avant avec aussi une bonne organisation. Pour nous, c'est peut-être un avantage d'être à domicile, avec notre public qui je suis sûr va nous encourager car les supporters savent les efforts que l'on a fait jusqu'à maintenant. On peut vivre des moments pénibles mais on peut rebondir aussi facilement."
Il y a deux joueurs formés à l'OM dans cette équipe !
A.E. : "Oui, il y a Barry même s'il n'est pas titulaire, c'est un garçon qui un jour va faire mal, c'est un joueur d'avenir. Il y a aussi M'Bodgi, mais il n'est plus à nous... !"
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Titularisé pour la première fois de la saison, Garry Bocaly a saisi cette chance. Avec le replacement dans l'axe d'Habib Beye, le jeune défenseur latéral olympien pourrait de nouveau jouer samedi face à Lorient...
Garry, vous attendez impatiemment de jouer au Vélodrome après vos deux premiers matchs à Paris et à Nice ?
G.B. : "C'est sûr que pour nous, jeunes joueurs, le Vélodrome est un stade qui fait rêver. Quand je vais en sélection, beaucoup de mes coéquipiers me demandent quand je ferais mon premier match au Vélodrome. Je réponds que j'attends avec impatience mais que pour l'instant, je travaille pour y arriver. Pour l'instant je n'y pense pas vraiment, je travaille car j'ai envie de jouer dans ce stade. Maintenant, je n’ai que 18 ans. Je sais que je dois encore beaucoup travailler à l’entraînement. Il ne faut pas trop se précipiter."
Les sélections vous ont un peu empêché de vous entraîner avec l'équipe. C'est un regret de ne pas pouvoir s'entraîner régulièrement avec le groupe ?
G.B. : "Il ne faut pas oublier que lorsque je vais en sélection, j'apprends les différentes cultures du jeu européen. De même, quand on est allé au Japon, on a joué contre le Brésil. Aller en sélection me fait aussi progresser. Cela me permet d'aller de l'avant. Le niveau est beaucoup plus élevé qu'en CFA. Cela se rapproche beaucoup du niveau professionnel, au point de vue tactique et technique."
Si l'entraîneur poursuit l'option Beye dans l'axe, il y a un coup à jouer pour vous et Hassoun Camara, il n'y a pas de concurrence à ce poste...
G.B. : "Oui, c'est vrai. En plus on est jeune. On est venu ici à Marseille pour jouer. Le fait qu'Habib passe dans l'axe nous laisse une chance de pouvoir jouer. Dans une équipe il y a toujours une concurrence. Ici c'est une concurrence saine. Renato, Habib, Ronald, me parlent beaucoup, me conseillent à l'entraînement. Il y a une très bonne ambiance. C’est plutôt facile d’intégrer un groupe avec des joueurs qui s’entendent bien. Habib m'a dit avant le match que si je m'entraînais tous les jours c'était pour jouer. C'est mon objectif de faire le plus de matchs possibles avec l'OM
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Les Olympiens pensent au pompier Le 02/11/2006 à 07:18
Les joueurs olympiens n'ont pas forcément compris ce qu'il se passait lorsque l'arbitre a arrêté la rencontre, dimanche en début de match face à Nice, afin de permettre aux pompiers de retrouver les bouts de phalanges d'Anthony Roko, le pompier blessé. "Je n'ai pas su ce qu'il se passait pendant le match" explique Garry Bocaly. "Ce n’est qu’après la rencontre que je l’ai appris. Ca m’a choqué, surtout pour un jeune de 20 ans, moi qui ait à peine 18 ans...". "On a été marqué par cet incident" indique Mickaël Pagis. "C’est l’arbitre qui m’a expliqué ce qu’il s’est passé et pourquoi le match s’arrêtait."
L'attaquant olympien explique que toute l'équipe a eu une pensée pour Anthony : "On a surtout une pensée pour le pompier. C’est dur car c’est un bénévole. Il a voulu bien faire en ramassant cet engin...". Le jeune Bocaly poursuit : "On n'en a pas parlé entre nous, on n’a pas trop eu le temps après le match car on était surtout déçu de la défaite."
Concernant la sanction que l'OM pourrait recevoir, Pagis explique que les joueurs ne sont pas concernés par les éventuelles décisions en ce sens : "Ce n’est pas notre affaire. Il y a une enquête en cours. On est choqué, malheureux pour le pompier, mais on doit aussi penser à notre football car en ce moment on est dans une période difficile."
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Valbuena se blesse encore... Le 01/11/2006 à 18:24
A peine remis de sa fracture de la cheville, le petit milieu offensif de l'OM Mathieu Valbuena va être de nouveau éloigné des terrains... mais pour une durée beaucoup plus courte. L'ancien joueur de Libourne St Seurin s'est en effet donné une élongation ce mercredi à l'entraînement. Il est donc forfait pour le match amical qu'il devait jouer avec la réserve olympienne jeudi contre Cassis-Carnoux (CFA). Valbuena devra se reposer pendant 4 jours avant de pouvoir recourir.
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C. Carrasso : "C’est dans la difficulté que l’on apprend" 02/11/06 - Interview
Avec franchise et honnêteté, le gardien de l’Olympique de Marseille a répondu aux questions de la presse marseillaise. Au menu, ses performances, celles de l’OM, les raisons des défaites, le championnat et Lorient.
La défaite contre Lyon est-elle toujours en travers de la gorge ? Le match de Lyon nous a fait mal et on n’a pas du tout su réagir à Saint-Etienne. Les deux matchs sont liés. A Nice, c’est différent, il y a eu une prise de conscience du groupe et on l’a vu dans le jeu. Parfois, tout le monde veut tellement bien faire que chacun en fait un peu trop. A l’image du premier but niçois, en temps normal, peut-être que je ne serais pas sorti mais je voulais tellement être sur tous les ballons... Puis la réussite s’ajoute à cela. Je n’aurais peut-être pas dû sortir mais une fois que c’est fait, je poursuis mon action mais je tombe sur un joueur qui a de la réussite. Il veut frapper fort, il rate son tir mais ça passe et pourtant il y a quatre joueurs sur la ligne… On aurait pu gagner le match sur la fin mais finalement on le perd sur un penalty. On s’est beaucoup investi sur le dernier match, à l’image d’Habib Beye qui provoque le penalty et se sent responsable alors qu’il a beaucoup donné ces derniers temps pour le groupe. Ceux qui ont le plus souffert durant le match sont ceux qui ont le plus aidé à ce que le groupe relève la tête. Mais ce n’est pas dramatique, on n’est quand même pas en position de relégable.
A quoi tout cela est-il dû ? Moins de réussite, moins bien physiquement et mentalement… C’est un tout. C’est un peu comme quand nous avions gagné cinq matchs consécutifs, nous pensions pouvoir battre n’importe quelle équipe.
On a pu lire dans la presse que vous sembliez moins en forme actuellement qu’en début de saison ? C’est vrai. On le voit dans les résultats. Mais ensuite il faut réfléchir pour savoir dans quel sens je suis moins bien. Je suis moins décisif, c’est vrai. Quand on perd et que l’on prend des buts, le gardien et la défense sont visés. Je travaille encore plus à l’entraînement. Je me sens moins décisif et je pense que c’est normal, dans une carrière, qu’il y ait des jours moins beaux que d’autres. C’est par le travail que je compense cela.
Pensez-vous pouvoir retenir la meute des poursuivants au championnat ? Pour le moment, on sprinte contre nous-mêmes. Les coups font mal, mais on doit apprendre à les prendre. Dans un groupe jeune, quand tout va bien, cela va encore mieux car le groupe est capable d’enflammer mais quand il prend des coups, il les prend plus fort. C’est ce que l’on vit aujourd’hui. On touche du doigt ce qu’est la défaite, le fait de prendre des buts, d’être mal, de ne pas marquer. On sait ce que c’est désormais. C’est dans la difficulté que l’on apprend.
Vous aviez déjà connu ce genre de situation difficile à l’OM… Je ne peux pas comparer cette année avec les autres. Tout le monde l’a compris en voyant l’état d’esprit de ce groupe. Cela fait un an que l’on vit ensemble, on est en train de construire quelque chose. Aujourd’hui on est deuxième, je ne vois pas pourquoi on révolutionnerait tout après trois défaites. Il faut réagir, c’est sûr, on a mal joué, d’accord, mais tout n’est pas fini. Tout le monde, des joueurs aux supporters, se serre les coudes pour atteindre les objectifs fixés en début de saison. J’ai l’image du match contre Lyon où on vient de perdre mais le Vélodrome nous applaudit. Je pense que tout le monde a compris qu’il peut y avoir des passages à vide.
Lorient, c’est l’occasion de faire redémarrer la machine à gagner… Oui, car c’est important sur un plan comptable mais Lorient, c’est le douzième match du championnat. On a un groupe très jeune et finalement on est deuxième du championnat. Ce groupe ne peut pas être bien tout le temps. Si on pouvait gagner tous nos matchs, cela se saurait. En ce moment, on vit trois défaites de rang, on aurait pu stopper cette spirale à Nice, car un point nous aurait satisfait. Il faut oublier ce qui s’est passé et relever la tête.
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CFA2 : Cassis Carnoux 2-2 OM La réserve de l’Olympique de Marseille a effectué, jeudi en fin d'après-midi, un bon galop d’essai en affrontant l’équipe de CFA de Cassis-Carnoux. La première période a été largement en faveur de l’OM. Alan Cantareil a manqué un penalty dès la 8ème minute. Mais, trois minutes plus tard, Marek Amiri a ouvert la maque de la tête. Avant la demi-heure de jeu, Alain Cantareil a doublé la mise pour les hommes de Christian Larièpe. Malheureusement, en seconde période la tendance s’est inversée. Les locaux qui évoluent un échelon au-dessus de l’OM sont revenus au score par Nouri (55e) et sur un penalty transformé par Patrick Rémy (75e). Les Marseillais retrouveront le championnat, le 12 novembre avec la réception de Bastia, cinquième au classement avec le même nombre de points (23) que l’OM.
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Trois groupes de supporters de Marseille, les Dodgers, les MTP et le CCS, organiseront samedi contre Lorient une collecte dans le virage nord au profit du jeune pompier grièvement blessé à la main lors de Nice-Marseille, samedi (2-1). Pape Diouf, le président de l'OM et Robert Louis-Dreyfus, l'actionnaire principal, ont redu visite au blessé. Les joueurs ont également tenu à apporter leur soutien au jeune pompier. «Cela nous a beaucoup touchés, a déclaré Cédric Carrasso sur le site officiel du club. On est vraiment malheureux pour le pompier. On espère qu'il va rapidement se remettre car ce qui lui est arrivé est tragique». «Au nom des joueurs et de l'encadrement, on espère qu'il va se rétablir, retrouver l'usage de ses doigts et reprendre son activité», a ajouté Ronald Zubar.
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Rukavina, nouvelle découverte de Skoblar et l'OM ?
Membre de la cellule de recrutement, Josip Skoblar est toujours en prospection dans les pays de l'ex-Yougoslavie. Une fois de plus l'ex-attaquant marseillais des années 70 a fait la découverte d'un joueur qu'il souhaite voir intégrer l'OM. Il s'agit d'Ante Rukavina jeune attaquant croate et international espoir dans son pays. Le joueur âgé de 20 ans évolue au NK Sibenik. Déjà supervisé 4 fois par Josip Skoblar, le joueur est la révélation de la saison dans son championnat. Il figure sur les tablettes des grands clubs locaux comme le Hadjuk Split et le Dynamo Zagreb.
Le jeune attaquant de Libourne Saint-Seurin, Yahia Kébé pourrait vite rejoindre la Ligue 1. Après une saison prometteuse en National avec 8 buts inscrits, l’international burkinabé de 21 ans a deja marqué trois buts en Ligue 2 avec le club girondin.
Deux clubs tiendraient actuellement la corde pour faire venir ce joueur formé à Bordeaux. L’As Saint-Etienne, qui a supervisé dernièrement le joueur, et l’Olympique de Marseille, qui après avoir fait signer le jeune Valbuena cet été, aimerait bien profiter des bonnes relations entre les deux clubs pour le faire signer en Ligue 1.
Elément important du dispositif libournais, le joueur devrait rester jusqu’à la fin de saison, avant de s’envoler vers les cieux de la Ligue 1...
Reste à savoir pour quelle destination ! Depuis l’explosion Ribery, le championnat de National n’a jamais été autant suivi !
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