Le podium acquis avant même le dénouement de la 20e journée synonyme de trêve hivernale en L2, Metz et Caen ont conforté leurs positions en tête du championnat vendredi soir en obtenant le partage des points à Istres (0-0) et en disposant dans la douleur de Dijon (3-2). Un succès normand d'autant plus remarquable qu'il crée une césure entre le trio leader complété par les Strasbourgeois et les malheureux hôtes du Stade Malherbe, désormais relégués à quatre unités des accessits pour l'élite.
Grandin (félicité ici par Sorbon, à gauche) aura été le père Noël caennais face à Dijon. Sans dragon mais avec un sacré culot, Elliot Grandin, jeune attaquant prometteur du Stade Malherbe de Caen, âgé d'à peine 19 ans, a craché le feu vendredi sur la pelouse de D'Ornano pour offrir en fin de rencontre à sa formation les trois points d'une victoire (3-2) face à Dijon qui pourrait faire date dans cette saison caennaise que tout un club espère être celle de la remontée dans l'élite. Face aux hommes de Rudy Garcia, Caen s'est pourtant longtemps fait peur.
Mais Grandin, qui malgré son très jeune âge, n'en est pas à son coup d'essai puisqu'il avait déjà inscrit le but de la victoire face à Créteil le 7 novembre dernier (1-0), s'est de nouveau illustré. Et déjà à l'époque, ce pur produit local, né dans la cité de Guillaume Le Conquérant, était entré en jeu après la pause pour mieux joueur, face aux Cristoliens, les sauveurs à la 77e minute de jeu. Vendredi, c'est avec une minute de moins qu'il a délivré sa formation qui se dirigeait vers un partage des points aussi frustrant que problématique face à cet adversaire direct. Car les Caennais, s'ils avaient su mener par deux fois au score par Samson, puis par Florentin au retour des vestiaires, Mangione et Grégoire avaient eux répliquer pour Dijon.
Metz à bout de souffle
Elliot sorti de sa tanière du banc malherbiste à la 70e minute de jeu a joué les récidivistes sept minutes plus tard en inscrivant le but qui permet à Caen, auteur de son cinquième succès en six matches, de rejeter sa victime du soir à... dix points au classement. Une superbe opération là où Dijon déchante, désormais dépassé par des Havrais vainqueurs au finish de Châteauroux grâce à un but dans les arrêts de jeu d'Alassane (1-0, 90e+4), mais aussi sous la menace à présent de Grenoblois tout feu tout flammes face à Niort étrillé en Isère (4-1) sur des réalisations notamment de Chapuis, auteur de l'ouverture du score, et un doublé de Akrour.
Mais Caen, à l'aulne de cette victoire, ne se contente pas d'apprécier l'écart creusé sur ses poursuivants, les Normands ont également le regard porté droit devant vers un leader messin pour lequel la trêve semble intervenir à point nommé. Tenus en échec (0-0) à Istres et ce, pour la troisième fois consécutive en déplacement (Le Havre 1-1, Grenoble, 1-1), les joueurs de De Taddéo semblent accuser le coup. Vendredi, ils n'ont pas su faire trembler les filets adverses pour la première fois depuis près de quatre mois et le score nul et vierge (0-0) ramené de... Caen justement! Les Lorrains, s'ils possèdent pas moins de 14 unités d'avance sur le quatrième, ne devancent plus Caen que de quatre points et Strasbourg, vainqueur d'Amiens dans la douleur (1-0) jeudi, de dix points.