Tout juste auréolé du titre de champion d’Italie avec l’Inter Milan et récompensé du prix de la meilleure recrue de l’année, Olivier Dacourt se livre en exclusivité pour Footmercato et www.tribunefoot.net sur les dossiers chauds du moment : l’Equipe de France, la saison intériste, les élections présidentielles, tout cela avec sa bonne humeur habituelle.
Footmercato : Tout d’abord Olivier, félicitations pour votre premier Scudetto. Racontez-nous votre arrivée à l’Inter...
Olivier Dacourt : Après avoir passé quatre belles années à la Roma, j’avais besoin d’un nouveau challenge, en particulier avoir la possibilité de garnir mon palmarès et d’entrer dans l’Histoire. C’est ici qu’est arrivée la proposition de l’Inter. Leurs objectifs étaient de remporter le titre et de constituer un effectif de grande qualité. C’est ce que je voulais, j’ai donc signé un contrat de trois ans.
FM : Vous avez réussi une grosse saison, en vous imposant comme un titulaire indispensable, étant élu meilleure recrue de l’année par la Gazzetta dello Sport. Quelles ont été les clés de cette réussite ?
O.D : Lors de ma première conférence de presse, j’ai tout de suite annoncé que j’allais essayer de rendre la tache la plus difficile qui soit au coach. Notre groupe est composé de 25 joueurs de très grande qualité et pour la plupart internationaux. La concurrence est rude, donc il faut travailler dur à l’entrainement et être le meilleur pour pouvoir jouer le dimanche. C’est ce que j’ai fait...
FM : Votre performance en Ligue des Champions (éliminé par Valence en 1/8ème de finale) n’a pas été à la hauteur de vos espérances. Quelles sont, selon vous, les raisons de cet échec ?
O.D : On a eu beaucoup de blessés parmi lesquels Vieira, Cambiasso et moi-même, qui sommes restés sur le flan pendant une bonne partie de notre campagne européenne. Cela nous a rendu la tâche plus difficile. On sait qu’en Ligue des Champions le contrôle de l’entrejeu est très important et le fait de ne pas pouvoir être alignés ensemble a sans doute été un des facteurs de notre échec.
FM : A contrario celles qui vous ont permis de réalisé une si belle saison ?
O.D : Notre groupe. Le derby aller face au Milan AC (4-3) a vraiment été le déclic car on a montré notre supériorité par rapport à eux et à tous nos concurrents auparavant. Le match retour (2-1) a aussi été décisif. Il arrivait juste après notre élimination face à Valence donc on nous attendait un peu au tournant. Mais encore une fois, on a démontré notre force de caractère en revenant au score et en gagnant un match difficile. La saison n’a pas été belle. Elle a été exceptionnelle ! On a battu un bon nombre de record et ça les gens ont tendance à l’oublier, à cause de notre échec en Ligue des Champions.
FM : La saison prochaine c’est le grand retour de la Juventus en Serie A après une saison de purgatoire. Plutôt content ou anxieux ?
O.D : Pourquoi anxieux ? C’est une très bonne chose pour le football Italien et même pour le football en général .C’est une grande équipe, nous les joueurs et même les spectateurs, on aime forcément les grosses affiches donc leur retour ne peut être qu’une bonne chose au vu de son histoire et des grands joueurs qui la compose.
FM : Votre saison et celle de l’Inter ont été complètes. Pourtant, malgré toutes ces bonnes performances toujours pas de convocation en Equipe de France. Comment l’expliques-vous ?
OD : C’est la vie, ce sont les choix du sélectionneur. Comme on dit, on ne peut pas plaire à tout le monde... De toute façon, les gens ne sont pas aveugles. Tant que dans mon club ca se passe bien, le reste je ne m’en préoccupe pas. Je reste malgré tout un supporter de l’Equipe de France, ça c’est clair.
FM : Que pensez-vous des récentes déclarations de Ludovic Giuly au sujet de Raymond Domenech ?
OD : Je ne suis pas au courant, mais c’est vraiment dommage car les qualités du joueurs sont indiscutables, l’année de la Coupe du Monde, il est champion d’Espagne et remporte la Ligue des Champions et n’est pas sélectionné parmi les 23... Etant donné que l’Equipe de France est censée être composée des meilleurs joueurs français, il y a matière à rester perplexe... L’équipe de France n’appartient ni au sélectionneur ni aux joueurs, mais à la France. Je pense qu’il ne faut pas l’oublier.
FM : Vous qui avez quitté la France depuis 1998, avez-vous pu suivre les dernières élections présidentielles ?
O.D :Oui impossible d’y échapper et c’est très important de suivre ça de près.
F.M : Avez-vous voté ?
O.D : Oui, par procuration.
FM : Au vu des résultats, beaucoup de joueurs risquent de rentrer en Ligue 1, du fait de l’assouplissement des charges pour les grandes fortunes. Ce sera votre cas ?
O.D : Non pas du tout (Rires).Il me reste deux ans de contrat, je me sens très bien à l’Inter et je compte bien aller au bout de mon engagement.
FM : Si jamais cela se produisait pourtant, quels clubs seraient susceptibles de vous faire revenir en Ligue1 ?
O.D : En fait, les deux clubs où j’ai joué. Tout d’abord, Strasbourg, étant donné que j’ai été formé là-bas. Ensuite, je dirais Lens c’est un club que je connais bien qui comptent des dirigeants et un public exceptionnels.
FM : Aujourd’hui, la violence semble gangrener le football. Quelle est votre opinion sur ce phénomène ?
O.D : Ca a toujours existé mais c’est dommage. Le foot, c’est une passion et un jeu avant tout. Je pense qu’on devrait prendre exemple sur l’Allemagne et l’Angleterre où les gens vont au stade en famille comme quand ils vont à l’Eglise.
FM : En cette année impaire où on ne jouera pas de tournoi international. Quels sont vos favoris pour le prochain Ballon d’Or ?
O.D : Oula ! Je dirais Kakà , Cristiano Ronaldo et bien-sûr Zlatan Ibrahimovic.
FM : Luis Figo, lauréat du trophée en 2000, a annoncé qu’il quittait l’Inter Milan à la fin de la saison. Vous pouvez bien nous dire qui va le remplacer ...
O.D : (Rires)...Je ne sais pas du tout ! Ce n’est pas mon job, mais j’ai entièrement confiance dans le staff pour lui trouver un successeur digne de ce nom. Mais ça va être difficile parce que Luis, en plus d’être un très grand joueur, c’est un Monsieur. Ce fut un plaisir de le connaître et d’évoluer à ses cotés.
FM : Après votre pronostic pour le Ballon d’Or, exercice plus ardu à présent. Qui verriez-vous remporter un éventuel Boulet d’or ?
O.D : (Rires). Mon pote Steve Marlet de Lorient ! C’est un grand joueur, peut être le meilleur là-bas, c’est dommage qu’on ne lui fasse pas confiance car il a d’énormes qualités.
FM : Que peut-on finalement vous souhaiter pour l’avenir ?
O.D : La santé avant tout c’est le plus important. Ensuite éventuellement des bonnes vacances, je suis un homme comblé donc juste la santé ça suffira !
Ba ouai encore un qui mériterait d'allé en équipe de france Il a dut envoyé un texto a la meuf de domenech comme pour giuly et sa n'a pas plut a domenech